Dimanche 5 octobre 2008
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Les récents évènements avec le lait mélaminé ou les fauteils relax allergéniques imposent aux consommateurs d'intégrer dans leurs comportements la gestion de la traçabilité.

L'objectif pour tous les consommateurs raisonnables est de maintenir le lien de traçabilité et de surtout pas le rompre. En effet, une fois ce lien rompu, il devient impossible :
- de remonter efficacement à la source du problème
- de mettre à profit les alertes fournies par les industriels et les distributeurs pour savoir si on est concerné et quels produits mettre à la poubelle (ou rapporter au magasin).

Pourquoi ? Parce que tous les produits portent des mentions identifiant les lots de production ou de transport. Ces informations permettent de remonter la chaîne industrielle et logistique en cas de problème jusqu'à la source dudit problème. A l'inverse elles permettent également de la descendre jusqu'aux consommateurs pour permettre d'identifier avec précision les produits concernés ou pas. C'est plus rassurant de savoir avec certitude si on est dans le périmètre "infesté" ou pas... que de rester dans le doute !

Comment ? Les indications de lot permettent de reconstituer l'intégralité de l'histoire du produit pour identifier les lots de composants ou les intervenants qui ont contribué à sa fabrication. Si l'information manque, alors la chaîne est rompue... et il devient impossible d'identifier précisément la source du problème (et donc de contribuer à le résoudre efficacement) ou d'identifier précisément si on est concerné par une alerte.

En pratique, que faire dans la maison ?

1 - Toujours conserver les emballages des produits pouvant provoquer un soucis. C'est certes plus facile à dire qu'à faire : qui aurait pu envisager que des fauteuils relax provoqueraient des urticaires intenses chez ceux qu'y s'y sont assis... Au minimum les emballages des produits alimentaires, de beauté et de santé. Si l'emballage est trop gros, il faut trouver l'indication du lot et de la date de fabrication, et la garder précieusement avec le ticket de caisse.

2 - Eviter de mélanger des produits identiques provenant de lots différents (comme la boite à spaghettis, à sucre, à farine, à café...).

3 - Ne pas transvaser un produit dans un emballage qui n'est pas le sien (sans au moins garder la trace des informations sur le produit transvasé).

4- Garder les emballages des produits quelques jours après leur consommation (surtout pour les produits alimentaires).

Ces gestes simples, même s'ils aboutissent à encombrer la cuisine, permettront en cas de problème d'aider à bien identifier à la racine l'orgine du problème. De ce fait, cela permettra d'identifier avec plus de précision les consommateurs également concernés afin d'éviter une alerte globale qui inquiète largement des personnes non concernées.
Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité
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