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FluenXi conseille les entreprises dans l'organisation de leurs flux physiques et flux d'information.
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 23:37
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La confusion est courante entre solution de traçabilité et traçabilité.

Il ne s'agit pas d'une formule de style, bien au contraire !

La solution de traçabilité concerne les outils et équipements mis en oeuvre pour réaliser de la traçabilité. On y trouve des applications spécialisées, des outils de lecture optique ou d'identificaiton automatique (codes à barres, RFID...).

La traçabilité concerne le sujet en tant que tel : que tracer, pourquoi tracer et comment tracer ? En d'autres termes :  qu'est-ce que la traçabilité va apporter à l'entreprise, et en quoi peut-elle contribuer à la satisfaction complète des clients ?

Trop souvent on passe de suite à la solution. De nombreuses raisons expliquent cela. En particulier la croyance usuelle que la solution trouvée est une solution miracle qui répond à tout ou l'adhésion "aveugle" à des arguments techniques souvent justes sur le plan technique (mais pas forcément sur le plan du business).

Commencer par analyser sa problématique de traçabilité est un point de départ sage. Comme dans tout projet il faut analyser le "problème" pour le comprendre et décider la stratégie à adopter en conséquence.

Comme dans tout projet, choisir la solution sans avoir pris le temps de réfléchir au pourquoi des choses et aux avantages que l'on peut en tirer est nécessairement réducteur et compromet la pertinence de l'action engagée. Agir en réponse à un cahier des charges client ou aux exigences de la réglementation conduit à adopter une solution "packagée" qui est censée répondre aux besoins. Certes elle répond à la demande du client, mais est-ce à lui de déterminer les actions de l'entreprise et partant de conditionner la rentabilité des investissements qu'elle réalise ?

Bien sur que non ! La traçabilité est un sujet trop important et extraordinaire pour l'entreprise pour le laisser dépendre des demandes formulées par les clients. Car ces demandes concernent avant tout les besoins des clients, pas ceux de l'entreprise !

Avant de penser solution de traçabilité il est primordial de s'interroger sur sa traçabilité. Que doit-on tracer ? Pourquoi ? Quels avantages en retirer ? Quelles autres utilisations en faire ? Quelles contraintes ? Comment tracer ? Ces questions permettent d'identifier les opportunités nombreuses qui s'ouvrent à l'entreprise : suivi des consommations matière ou des actions en cours, information utiles pour le service client, suivi des pertes (ou du vol), validation des engagements éthiques, qualitatifs ou spécifiques (bio, labels...)...
 
Une fois les besoins identifiés et le périmètre défini on peut choisir la solution globale qui répond de manière homogène et complète aux points identifiés. Or les solutions "sur étagère" réussissent rarement à traiter tout cela d'un seul coup ! Il faut identifier les points où positionner des outils de traçabilité, définir les informations collectées, les entités tracées... Un schéma complet de la traçabilité est à construire avant de décider si on utilise un code à barre ou une puce RFID, si on met une douchette ou un lecteur fixe, si on utilise des étiquettes ou du marquage direct...

A choisir la solution de traçabilité sans s'interroger sur la traçabilité, de nombreuses entreprises se sont dotées d'équipements qui sont avant tout une source de coût et ne répondent pas aux besoins réels. Non seulement la dépense n'aura pas ou peu de retour sur investissement, mais surtout elle ne répond pas aux besoins de l'entreprise. Ou si partiellement qu'il faudra engager ensuite d'autres actions pour boucher le trou. A force de mettre des rustines les unes sur les autres, le dispositif devient totalement inefficient (mais très coûteux à installer et maintenir).

Avant de choisir une solution, il faut savoir ce que l'on en attend. Le potentiel et la problématique de traçabilité sont suffisamment larges pour que la réflexion en vaille la peine.
Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité
Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 18:48
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Les récents évènements avec le lait mélaminé ou les fauteils relax allergéniques imposent aux consommateurs d'intégrer dans leurs comportements la gestion de la traçabilité.

L'objectif pour tous les consommateurs raisonnables est de maintenir le lien de traçabilité et de surtout pas le rompre. En effet, une fois ce lien rompu, il devient impossible :
- de remonter efficacement à la source du problème
- de mettre à profit les alertes fournies par les industriels et les distributeurs pour savoir si on est concerné et quels produits mettre à la poubelle (ou rapporter au magasin).

Pourquoi ? Parce que tous les produits portent des mentions identifiant les lots de production ou de transport. Ces informations permettent de remonter la chaîne industrielle et logistique en cas de problème jusqu'à la source dudit problème. A l'inverse elles permettent également de la descendre jusqu'aux consommateurs pour permettre d'identifier avec précision les produits concernés ou pas. C'est plus rassurant de savoir avec certitude si on est dans le périmètre "infesté" ou pas... que de rester dans le doute !

Comment ? Les indications de lot permettent de reconstituer l'intégralité de l'histoire du produit pour identifier les lots de composants ou les intervenants qui ont contribué à sa fabrication. Si l'information manque, alors la chaîne est rompue... et il devient impossible d'identifier précisément la source du problème (et donc de contribuer à le résoudre efficacement) ou d'identifier précisément si on est concerné par une alerte.

En pratique, que faire dans la maison ?

1 - Toujours conserver les emballages des produits pouvant provoquer un soucis. C'est certes plus facile à dire qu'à faire : qui aurait pu envisager que des fauteuils relax provoqueraient des urticaires intenses chez ceux qu'y s'y sont assis... Au minimum les emballages des produits alimentaires, de beauté et de santé. Si l'emballage est trop gros, il faut trouver l'indication du lot et de la date de fabrication, et la garder précieusement avec le ticket de caisse.

2 - Eviter de mélanger des produits identiques provenant de lots différents (comme la boite à spaghettis, à sucre, à farine, à café...).

3 - Ne pas transvaser un produit dans un emballage qui n'est pas le sien (sans au moins garder la trace des informations sur le produit transvasé).

4- Garder les emballages des produits quelques jours après leur consommation (surtout pour les produits alimentaires).

Ces gestes simples, même s'ils aboutissent à encombrer la cuisine, permettront en cas de problème d'aider à bien identifier à la racine l'orgine du problème. De ce fait, cela permettra d'identifier avec plus de précision les consommateurs également concernés afin d'éviter une alerte globale qui inquiète largement des personnes non concernées.
Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité
Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 23:22
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Le scandale du lait frelaté contenant de la mélamine en Chine montre bien les limites de la traçabilité telle qu'elle est trop souvent encore mise en oeuvre. En l'occurence la difficulté est d'identifier et suivre un ingrédient indésirable (et indésiré) dans un produit.

Il s'agit avant tout d'une affaire de qualité et de contrôle des processus industriels. Malgré tout la traçabilité joue un rôle essentiel en permettant de circonscrire l'incident.

Se limiter au seul suivi des matières entrantes et des lots sortant est clairement insuffisant pour faire face à un tel problème. En effet, dans la mesure où cet ingrédient, la mélamine, a été introduit de manière frauduleuse dans le processus, il ne peut être tracé en entrée...  Or le suivi des matières entrantes est trop souvent le seul point d'entrée de la plupart des dispositifs de traçabilité (même dans la plupart des pays occidentaux) ! 

La seule solution pour maîtriser le problème et éviter d'alerter inutilement beaucoup de personnes non concernées, est d'avoir une traçabilité complète qui articule :

- Une approche globale des processus industriels et logistiques. C'est-à-dire une traçabilité qui s'intéresse non seulement aux matières, mais également aux opérations dans leur globalité :  machines, opérateurs, équipements, conditions de réalisation...  Tracer les acteurs permet d'identifier qui a été en contact avec le produit, à quel moment et, par voie de conséquence, quels sont les impacts (lots de produits finis ou intermédiaires concernés).

- L'intégration complète et efficace à la traçabilité des opérations / flux du dossier de lot. Ce dossier regroupe toutes les données relatives aux lots de production (intermédiaire ou finale). En compillant notamment les résultats des analyses effectuées, il permet de localiser plus précisément les conséquences d'un problème

Pour cela il faut avoir pensé la traçabilité par rapport à l'activité en tant que telle, en s'intéressant à ses clients, ses matières premières, aux failles possibles qu'il faudra traiter... Pas, comme beaucoup d'industriels le font, en apportant une réponse ponctuelle à la demande d'un client ou en se contentant d'une 'interprétation minimaliste de la réglementation (comme le réglement européen 178 2002 CE pour la France).

Certes cela ne remplace pas une sécurité efficace autour des processus productifs et une démarche qualité fiable, mais cela aide à identifier plus précisément les lots concernés pour répondre avec fiabilité aux consommateurs inquiets. On évite ainsi d'avoir à traiter un incident sans en connaître la réelle ampleur (les chiffres lancés en l'occurence montrent la complète absence de visibilité sur ce qu'il est advenu des lots contaminés).

Et c'est bien là le rôle de la traçabilité : elle ne garantit pas que les remparts de la qualité ne vacilleront pas... Elle permet de traiter les conséquences le cas échéant ! C'est l'absence de traçabilité qui conduit la Chine à effectuer des alertes larges, à inquièter des personnes qui n'auraient pas du être inquiétées car n'étant pas concernées...

Le dispositif de traçabilité mis en oeuvre par les industriels, et par extension par tous les acteurs des chaînes industrielles et logistiques) est garant de la santé publique et de l'opinion publique. Mettre en oeuvre des basiques tels que la traçabilité des matières entrantes / sortantes (au travers d'outils tels que l'avis d'expédition électronique ou l'étiquette logistique GS1) sont des prémices. Ils ne suffisent pas. Dommage qu'il faille des incidents d'une telle ampleur pour rapeller aux consommateurs que tous les industriels ne sont pas égaux dans leur capacité à affronter un incident sanitaire !
Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité
Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 00:00
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On trace pour parer à un incident sanitaire et faire face lorsque les remparts de la qualité ont sauté !

Mais on peut également tracer pour d'autres raisons.

Pour réussir sa traçabilité et envisager un réel retour sur investissement des efforts engagés, il est judicieux d'avoir une approche plus large de la traçabilité.

Trois bonnes raisons militent pour cela.

1- Tracer aide à améliorer son service client. Avec une traçabilité bien conçue et articulée efficacement aux outils d'exécution il est possible de répondre plus efficacement aux demandes des clients. N'oublions pas que les clients B2B sont les mêmes que ceux qui apprécient sur les sites Internet de pouvoir suivre en temps réel le traitement de leurs commandes. Pourquoi, dans la sphère professionnelle se limiteraient-ils à la simple information : "la commande est en cours et sera livrée entre le 12 et le 15" ?

2- Tracer aide à garantir ses opérations. Le développement durable et l'éthique sont des préoccupations qui occupent une place croissante dans l'esprit des consommateurs. Annoncer l'existence d'une filière Bio, ou l'engagement à respecter des normes éthiques est une chose ; pouvoir prouver à son client que le produit qu'il a dans les mains a bien respecté ces engagements généraux en est une autre.

3- Tracer aide à contrôler l'intégrité de ses flux. La complexité des sourcings, les difficultés d'approvisionnement de certaines matières ou encore la hausse des coûts logistiques imposent de sécuriser les flux. Tant les flux d'approvisionnement que les flux d'encours ou de produits finis. La menace du marché gris (détournement de produits finis pour les écouler sur des marchés autres que ceux auxquels ils étaient destinés), la contrefaçon ou même le pillage de matières imposent le contrôle de l'intégrité des flux. Or comment avoir ce contrôle si les flux se déroulent sans aucune traçabilité ?

Tracer n'est pas qu'une affaire de sécurité sanitaire. Celle va bien au delà et concerne de facto des entreprises hors des périmètres réglementés (aliments, médicaments, dispositifs de santé, emballages alimentaires...).

Tracer, c'est surtout une affaire de management opérationnel et de stratégie : la traçabilité est, ou devient, une capacité distinctive de l'entreprise qui contribue à faire la différence et à asseoir un avantage concurrentiel. Le risque pour les suiveurs est de laisser les pionners prendre une avance décisive tant dans la maîtrise de la traçabilité que dans l'image client.

Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité
Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 15:36
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La traçabilité est facilement assimilée à la gestion des aspects sanitaires des produits. C'est vrai au sens du réglement européen 178 2002 CE. Ce n'est pas pour autant que tout marquage revient à de la traçabilité.

Qu'est-ce que marquer ? Il s'agit d'une action de base de la traçabilité. On appose un identifiant (normalisé ou pas) sur un produit, un objet, un acteur (!!)... pour pouvoir le suivre à la trace. Cela afin de reconstituer son cheminement dans un dispositif industriel, logistique et commercial, ou pour le localiser en cas de besoin (typiquement en cas d'alerte sanitaire).

Marquer est indissociable de l'identification. En effet, à quoi sert la marque apposée sur l'objet si on ne l'exploite pas ? Il s'agit donc de profiter de chaque contact avec l'objet pour l'identifier grace à sa marque. On accumule alors des informations nombreuses sur tous les points de contact : quand, où, pourquoi, par qui, avec quoi... C'est la somme de ces informations qui fonde la traçabilité. On notera que ces information peuvent se collecter sans recourir à tous les coups à un marquage... La traçabilité passe par le marquage, mais pas uniquement !

Or ces données demeurent des données tant qu'on ne les exploite pas. C'est l'exploitation qui leur donne du sens, leur donne de l'utilité et en fait de réelles informations utiles pour le pilotage de l'entreprise.

Et c'est là que la bât blesse. D'une part parce que pour exploiter ces données il faut pouvoir leur donner un sens, c'est à dire les organiser de manière cohérente afin d'en extraire une signification claire et objective. Un tel lien de cohérence doit être robuste et efficace. Or combien de dispositifs de traçabilité mis en oeuvre trop rapidement (dans l'urgence de l'application du réglement européen) disposent d'un réel lien robuste et efficace ? En général on compile des données en s'efforçant de les lier entre elles sans intégrer l'ensemble des éléments contextuels qui permettraient ensuite une analyse intéressante.

Ensuite parce que ces informations constituent une mine d'or sur l'intégralité de l'activité de l'entreprise que trop peu d'entreprises exploitent parce qu'elle les ignorent ou parce qu'elle n'ont pas prévu de les exploiter. D'ailleurs elles seraient en peine de réellement les exploiter puisque souvent lien qui les structure est insuffisant ou tronqué (limité à l'application des réglements 178 2002 CE ou 1935 2004 CE). En se limitant au strict nécessaire de cette traçabilité contrainte par la loi, il ne permet pas d'en tirer la connaisance intime de l'activité de l'entreprise qu'un lien bien conçu aurait permis. Dès qu'on souhaite avancer dans l'analyse on bloque sur des données manquantes !

Marquer ses produits est une étape de la traçabilité, mais ce n'est pas faire de la traçabilité. Si on n'a pas pris le temps en amont de réflechir à l'utilisation de l'information on rate l'essentiel de l'objectif de la traçabilité.

Une bonne raison de penser sa traçabilité avant de penser la solution d'identification que l'on va utiliser !


Par Eric Wanscoor - Fluenxi - Publié dans : Traçabilité

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